Les villes et les processus urbains ont besoin d'être accompagnés pour que leur développement crée de la valeur.

L'alchimie qui lie une société et son territoire n'est pas spontanément vertueuse.

Dans un monde en mutation, en transition, la fabrication des territoires, des villes, des espaces urbains, se fait mieux en coordonnant les différents acteurs (go between).

Dans un monde où le futur est à inventer, donnons-nous les moyens d'avancer en prenant appui sur une juste conduite de la transformation des lieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les urbanistes en tant que tels sont plus ou moins reconnus sur le papier, voire dans les formations, mais professionnellement, ils n’ont que peu de place. Les marchés publics ne rémunèrent pas à hauteur des prestations demandées, les collectivités ne reconnaissent pas cette profession, les habitants ne voient en eux que des responsables des tares des villes passées.

 

Après 15 années de qualification auprès de l’OPQU pour la reconnaissance de l’identité d’urbaniste qualifié, il me parait important de faire évoluer cette identité professionnelle en me mettant au service des multiples porteurs de projet qui sont en situation de "faiseur de ville".

Le langage n’étant pas étranger aux mutations de la société, il semble nécessaire d’utiliser son effet de levier pour faire bouger les lignes.

Le terme d’urban coach pour désigner une forme d’exercice de l’urbaniste se situe dans cette dynamique.

 

Certes il est empreint d’anglicisme, mais c’est tout à la fois pour échapper à l’inertie du vocable urbaniste, à sa difficulté de prononciation (beaucoup disent « urbanisme » au lieu de « urbaniste ») et surtout pour se situer en complémentarité avec les appellations anglo saxone qui assumaient l’écart entre les « urban planner » et les « urban designer ».

En France l’urban designer est en fait l’architecte-urbaniste (-paysagiste), mais cette appellation, même si elle est omniprésente dans les cahiers des charges des appels d’offre, n’est pas reconnue par l’OPQU. Elle l’est encore moins par l’Ordre des Architectes Français qui n’est pas très enclin à encourager la spécialisation…

 

L’urban coach n’est ni un planificateur ni un dessinateur d’espace.

Il évolue dans un univers systémique où la ville est la conjonction de l’action de divers intervenants : élus, techniciens, habitants, associations représentatives, acteurs économiques, promoteurs, banquiers, ….

Il prend acte de cette dynamique globale et adapte son cadre professionnel à chaque circonstance : gestion du temps long, formation d’élus, de technicien, accompagnement de la co-construction d’un projet, …

 

Jean Pierre Mispelon, 05-05-2015